Manivelle

Born to Ride 2020

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Born to Ride 2020

Sortie à vélo - Collection par Manivelle

La 'Born to Ride' est une randonnée sportive, pionnière de la nouvelle vague des aventures au long cours et en autonomie. Pas une course, pas de chronos, pas de tracker, mais sur le principe des anciens brevets Audax, des check points à relier pour valider son trajet dans un temps maximal tutoyant les 120 heures pour environ 1200 km suivant les éditions.


Chaque année le thème change. Ayant participé à tous les BTR depuis qu’elles sont officielles (2016), j’ai pu réussir à réorganiser comme beaucoup d’entre-nous, mon planning afin de prendre le départ de « L’appel des forêts » à Rambouillet le 07 août 2020 à 14h05.

J'en terminerai 4 jours et moins d'une poignée heures plus tard en altitude, dans les Pyrénées, au bord du lac d'Oredon.

Carte

Tours et Incontournables

    23:39
    420 km
    17,7 km/h
    2 730 m
    2 630 m

    Malgré un choix singulier et peu rentable d’un single track dès les premiers mètres, nous sommes bien partis. Avec Simon, camarade dans la vie et binôme assumé sur cette randonnée, nous avons adopté un rythme soutenu et fluide dès le départ pour se « satelliser ».En gros, ça revient à partir vite, mais pas trop, pour se mettre dans une bonne dynamique. S’il est bon d’en garder sous la pédale en début de randonnée sur de tels parcours, trop niaiser et se retrouver « à la cave » dès le départ n’est pas non plus une option enthousiasmante pour le moral.Trouver un juste équilibre fut notre première mission, et dûment remplie.Malheureusement le pire arrive aussi toujours quand on ne le souhaite pas. La malchance tomba sur Simon à deux reprises. Son groupe Di2 qui ne fonctionne plus et la casse de deux rayons suite à une mauvaise manipulation en roulant. Pas immobilisé pour autant Simon chercha tant bien que mal à résoudre le problème mais le samedi soir il fallu admettre que le vélo ne serait pas opérationnel pour les jours à venir.Me revoilà seul, beaucoup plus touché moralement que je ne l’imaginais. Me retrouver seul alors que j’avais envisagé cette randonnée plus comme une aventure humaine avec un ami me désarçonna…Dans cette suite chaotique de plaines, de champs vides, de visions binaires (le ciel est bleu, le sol est jaune et plat), de fournaise, de dérailleur récalcitrant et roue voilée, nous avions tout de même cochés les deux premiers check points, c’est donc avec la motivation de finir « le travail » pour Simon que je me mis en direction du CP3.

    29:38
    309 km
    10,4 km/h
    3 700 m
    2 630 m

    Les parcours vallonnés du Massif Central furent un vrai plaisir. Le choix de routes opportun m’emmena de bivouacs en petits cols, de nouvelles rencontres en partenaires de route occasionnels à rejoindre le CP3 dans des temps tout à fait honorables.Au fil des kilomètres et malgré une forme physique moribonde, le moral revenait et l’aventure retrouvait son chemin, du sens, un objectif.Des blagues, des sandwichs, quelques gouttes de pluie et un hamburger à la station du super Lioran, tous les ingrédients du voyage au long cours retrouvèrent leurs places.J’ai vite compris que ce serait seul que je ferai le meilleur job.Pas assez péchu pour suivre le rythme des camarades que je croisais mais assez tenace pour rester dans la moyenne au fil d’une gestion du sommeil et des pauses bien optimisées par l’expérience.Cette section sera très certainement la plus enthousiasmante du parcours, par sa douceur, ses vues, et la vie que l’on trouve sur la route où il est très simple de se ravitailler ou trouver tout ce dont on a besoin.

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  • 21:29
    201 km
    9,4 km/h
    2 640 m
    3 560 m

    « Il fait chaud, très ». Cette section fut aspirée par le temps, plombée par le soleil, comme évaporée de mes souvenirs. Il me semble avoir serré les dents. Avoir eu mal à ventre. N’avoir pas très bien dormi, un peu sur un banc, un peu dans un champs, un peu sur un parvis d’Eglise, rien de long, tout de bref. Je me souviens ne pas me souvenir, n’avoir qu’une envie, voir les Pyrénées.
On appelle ça, l’ascenseur émotionnel.Après la déception du départ, la joie du Massif Central, la route vers le CP4 me fit repartir dans les profondeurs cachées de la joie. Sans être un grand fan du dolorisme et autres fanfaronnades autour de la difficulté de l’effort, j’avoue tirer à posteriori une grande satisfaction d’arriver à me déjouer des mauvais plans. Les hauts et bas du moral en font partie, et bien des pilotes de longues distances le savent. Quand le moral revient, après avoir tenu bon, c’est la place à l’euphorie, au kilomètres faciles, aux grands sourires. 
Ce fut le cas dès l’approche du CP4 et valider ce check point comme perdu au milieu d’un four géant fut un grand soulagement, ouvrant la porte des Pyrénées et le rush final.

    23:34
    238 km
    10,1 km/h
    2 680 m
    1 200 m

    Et tout reprend sa place, une fois de plus.
    Le CP4 en poche, c’est un diner asiatique improvisé avec plusieurs riders croisés vers Villemur qui va me remettre d’aplomb.
    Je n’ai pas envie de jardiner sur les petites routes et j’avais planifié des plans B, C, D et E pour rejoindre l’arrivée.Très bien équipé en lumière avant, arrière, en matériel réfléchissant et autres éléments de sécurité, c’est en toute conscience que je pris le chemin le plus court, par « la grosse route ». Je m’y suis engagé justement car c’était de nuit.Je ne conseil à personne de prendre de tels axes de jour, mais il faut avouer que bien équipé, la nuit c’est très différent : Il n’y a personne, nous sommes visible de très loin, les usagers de la route sont de facto très respectueux de nous et il est facile de ravitailler, au moins en eau, tout le long des multiples villes que nous croisons.
    Une pause sommeil vers minuit pour m’assurer l’ascension finale en forme, c’est au réveil que je retrouve avec joie Clément, Xavier, Laurent et Frédéric avec qui je terminerai jusqu’à l’arrivée entre pauses café, rigolade, récits d’aventures et ravitaillement sauvage dans un supermarché.
    C’est au terme de quatre jours et 3 heures épiques que j’ai rallié le somptueux lac d’Oredon et coché une fois de plus la case « finisher » d’une Born to Ride foisonnante en rebondissements et incertitudes, mais qui une fois de plus laisse à la majorité des pilotes un exaltant sentiment d’accomplissement.
    Le matériel utilisé fut identique à celui emporté pour la Route du Diable, aucun soucis, pas de crevaisons, rien, tout fut parfait :
    Machine Victoire Cycles ( Gaby )
    Sacoches Helmut Equipement
    Vêtements Café du Cycliste
    Matériel de bivouac High Mobility Gear

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Collection Stats

  • Tours
    4
  • Distance
    1 167 km
  • Durée
    98:20 h
  • Élévation
    11 750 m
Manivelle

Born to Ride 2020